Escalier robe 5

J’ai testé pour vous… La visite des salons Dior de Montaigne pour Les Journées Particulières de LVMH

Pour la 2e fois, LVMH ouvrait au grand public, et gratuitement, les portes de ses Maisons. Les réservations de visites sur Internet sont encore parties extrêmement vite. Et il fallait compter 3 ou 4 heures de queue pour les visites libres. Que donnaient donc ces visites de l’intérieur ?

 

 

120 000 visiteurs… c’est ce qu’annonçait fièrement LVMH au lendemain de ces Journées Particulières. Un chiffre impressionnant, lorsqu’on sait que seuls 42 lieux étaient concernés, que leurs portes n’ouvraient que deux jours, qu’il ne s’agissait que de la 2e édition et que l’événement n’a pas bénéficié de la même couverture médiatique que pour la 1e année !

Que réservaient donc ces visites ?

 

L’une des Maisons à s’ouvrir au public était la Maison Dior, avenue Montaigne. Un lieu symbolique même s’il n’est pas le plus représentatif de la réalisation des produits de luxe du Groupe.

 

Dès l’extérieur, le ballet est savamment orchestré. Un accueil est dressé sur le trottoir, avec hôtes et hommes de la sécurité. Les visites sont ponctuelles. Un petit groupe peut entrer toutes les 10 minutes. La réception est très courtoise. Un guide entraine le groupe à travers l’escalier.

 

 

Arrivés à l’étage, les visiteurs sont accueillis par un homme qui n’est pas présenté mais qui, avec éloquence, raconte l’histoire du lieu : l’achat par Monsieur Dior de cet hôtel particulier vient de sa situation, presqu’en face de l’hôtel Plazza Athénée. Il évoque le fameux gris Montaigne, visible sur les murs ainsi que l’escalier où défilent les premières robes.

 

Il explique également le nom du fameux New Look. Rapidement, le guide entraine à nouveau le groupe vers les salons où ont été installées de petites représentations de chaque atelier.

Dans ces mises en scène, les pièces maîtresses de la fabrication sont installées, au milieu des outils propres à l’artisanat évoqué. Un artisan, spécialement dépêché de la fabrique évoquée, s’affaire, comme si de rien n’était. Pendant qu’une nouvelle personne prend la parole et détaille les différentes étapes nécessaires à la production des pièces.

 

Les ateliers démarrent avec les costumes pour homme. Les différentes pièces sont déjà préparées, sur un portant et le savoir-faire Dior est passé en revue.

Viennent ensuite les souliers, avec un artisan venu de Florence. Les sacs, évoqués à travers la fabrication du Lady Dior, sont eux aussi fabriqués à Florence. Dans l’usine italienne, les artisans travaillent dans le respect des traditions et transmettent leur savoir-faire aux plus jeunes, pendant des années.

Suivent alors les ateliers des tailleurs pour femme, avec l’exemple du tailleur Bar (créé pour les femmes qui allaient prendre un verre au bar du Plazza), l’atelier Flou et la broderie.

 

 

 

 

 

L’atelier Baby crée la surprise : quelques étapes de la réalisation des robes de baptême, les dentelles et le soutien de Grace Kelly y sont évoqués.

Ensuite, une ouvrière démontre sa très grande minutie dans l’assemblage d’une montre. Les montres sont dessinées à Paris, mais elles sont montées en Suisse. Mini-plumes ou diamants : la minutie touche à l’extraordinaire. Le public peut rentrer dans la légende des séries très limitées.

 

Les deux ateliers suivants concernent la joaillerie. Une caméra filme d’ailleurs les gestes précis de l’artisan et les projette sur grand écran au mur.

 

Le groupe est ensuite amené dans la salle consacrée aux parfums. La salle est couverte de miroirs et de vitrines.

Dans chaque vitrine est présenté un flacon particulier, souvent en cristal de Baccarat, d’un parfum Dior.

Diorling 1963

 

Diorissimo en flacon de Baccarat

 

Miss Dior

 

Les deux derniers ateliers concernent les nœuds et la présentation des flacons et coffrets à parfum. Des opérations, toujours très minutieuses, aujourd’hui réalisées près d’Orléans.

 

Retour vers l’escalier, en passant près d’une mise en scène féérique des flacons J’adore.

A sa sortie, les hôtesses remettent à chaque visiteur un sac shopping Dior contenant un livre Dior Les Journées Particulières, livre de photographies de pièces emblématiques de chaque branche de la Maison et de gestes de ses artisans, agrémenté de citations de Monsieur Dior. Un second livre est remis incluant le programme des Journées Particulières, pour chaque Maison, des carnets de voyage (Florence, la Champagne…), et bien sûr un focus sur le savoir-faire, avec des interviews des artisans emblématiques de quelques fabriques.

 

Au final, la visite d’une demi-heure laisse comme une douce trace, celle d’une caresse pour les yeux. Même si les ateliers ne sont qu’une mise en scène, elle plonge le public dans un univers encore peu médiatisé. Loin des paillettes, l’univers de ces artisans est feutré. Il réclame patience et concentration. Les métiers mis en lumière sont exigeants et minutieux.

Dans la France déprimée et en crise, un tel événement dénote. Les français ne peuvent plus s’offrir les produits de ces Maisons !? Ces portes ouvertes viennent rendre les traditions, l’histoire, le savoir-faire, bref, le patrimoine des fabriques et entreprises du Groupe à sa nation. Pour quelques instants. Pour faire rêver. Et pourquoi pas, faire naître des vocations.

Photos : SB

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