Artificier 2

Perrier – Le film publicitaire de l’été

Il n’y a pas si longtemps, 2 ans pour être exacte, Perrier fêtait ses 150 ans et, pour l’occasion, rediffusait ses films publicitaires les plus marquants. Il est vrai que, pour Perrier, la publicité et la communication ont toujours été quelque chose d’important. Cet été (depuis la finale de Roland Garros), Perrier a diffusé un nouveau film.

Ce dernier ne fait écho à aucun événement particulier. Il aurait donc pu être un simple élément de campagne publicitaire. Mais l’annonceur et son agence historique Ogilvy & Mather Paris ont préféré retrouver les grands codes de la marque et s’inscrire dans la continuité. Pourtant, l’objectif était aussi de recruter à l’international et de séduire les cibles jeunes, qui ne connaissent pas tout l’historique pubard et fou de Perrier.

Entre références culturelles et historiques, codes cultes, clins d’œil, fraîcheur et gaieté, ils ont choisi de ne pas choisir, ont tout mis et ça donne ça :

https://www.youtube.com/watch?v=rQ4CtzNeo0o

Les références sont bien là :

–       L’eau (le film démarre avec une montgolfière sortant de l’eau près d’une cascade), les bulles (les montgolfières) et l’air (les nuages et le ciel) : le chemin naturel des bulles est bien illustré et rappelle la précédente signature « L’eau, l’air, la vie ».

–       L’arbitre sur sa chaise : Perrier est partenaire de Roland Garros depuis 1978.

–       Le lion : en mémoire du fameux film « La femme et le lion » – 1990.

http://www.culturepub.fr/videos/perrier-la-femme-et-le-lion/

–       Les jolies filles : la séduction et l’érotisme sont inscrits dans le territoire Perrier, voir notre article précédent : http://www.brandmemory.fr/perrier-eau-la-la-la-plus-sexy-des-eaux-petillantes-a-150-ans-2.html

–       La fête : on retrouve l’euphorie du film « Perrier : la fête » de 1997. Car Perrier reste avant tout « Le Champagne des eaux de table ».

http://www.culturepub.fr/videos/perrier-la-fete/

–       Et bien sûr, le jaillissement, l’explosion des bulles. « Les grand films Perrier ont toujours été jouissifs, explosifs, fous » dit Baptiste Clinet, Directeur de Création chez Ogilvy & Mather Paris. Jouissifs et explosifs, oui, jusqu’à la connotation érotique d’ailleurs, comme ce fut le cas avec le film « Perrier : bouteille phallique » en 1976.

http://www.culturepub.fr/videos/perrier-bouteille-phallique/

Ici, plus sagement, les montgolfières se contentent de surgir de la forêt, comme si elles en étaient libérées.

 

On peut également percevoir une petite allusion au cirque qui rappelle « Perrier : le cirque » de 2006.

http://www.culturepub.fr/videos/perrier-le-cirque/

De plus, comme souvent dans les films Perrier, un grand soin est porté à la bande-son avec une reprise de Peer Gynt d’Edvard Grieg.

 

En plus de tous ces référents à la culture Maison, le film intègre aussi des clins d’œil à l’international : les pom-pom girls signent la volonté de se rapprocher des Etats-Unis.

Quant aux garçons de café, so French, ils donnent à voir aux américains un peu de ce Paris rétro si « cliché ».

Au final, il manque un seul élément du patrimoine de communication de Perrier, mais ce n’est pas le moindre : la folie. Sans doute refroidi par l’accueil catastrophique réservé au film précédent (http://www.culturepub.fr/videos/perrier-slim-can-une-nouvelle-forme-de-plaisir/), plutôt raté il faut le dire, Perrier joue ici la sécurité. Et si la profusion, la fête et l’euphorie sont bien présentes dans le film, même la signature baisse d’un ton. Perrier n’est plus fou. Perrier est extraordinaire. Certes, mais un petit peu consensuel du coup, non ?

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